Historique d' ATAR

                    
           LA SANTE SANS FRONTIERES
 
 
 
« LA TABLE DE MADO » 
 
 
CENTRE DE NUTRITION POUR ENFANTS
                                                                    

 
 
Après plusieurs voyages à ATAR, le constat est dramatique : il n’y a pas d’eau, d’électricité ni de nourriture…
Les enfants souffrent de dénutrition, un enfant de 12 mois pèse à l’heure actuelle 2Kg !!!
 
 
 
 
 
 
Un dispensaire a été créé pour effectuer des soins et prodiguer une aide alimentaire. Il est situé dans les bidonvilles de la ville d’Atar à côté de l’aéroport.
400 familles ont été recensées.
 
L’objectif est donc de créer un centre pour nourrir et soigner ces enfants et de faire de l’éducation sanitaire (nutrition, hygiène…).
 
Le coût financier de l’opération se monte à 10 000 euros par an. (cf. budget détaillé enfin de document).
 
De façon trimestrielle, un membre de Passerelle se déplace à ses propres frais sur le site lui-même afin de faire une évaluation du bon fonctionnement et des besoins.
 
 

 
IL ETAIT UNE FOIS…
 
 
 
OCTOBRE 2006
 
Trois membres de passerelles rejoindront ATAR pour une semaine pour  tenir le dispensaire d’AZOUGUI. Un stock de médicaments sera convoyé par les trois personnes en question. C’est l’occasion de démarrer le programme de prévention du sida pour lequel nous avons déjà pris contact avec le Docteur CABROL pour la rédaction du texte, avec M.CHABOUNI pour la traduction et avec les fournisseurs de préservatifs pour que la prévention soit concrète.
 
Ghoulam sera chargé sur place d’organiser l’accueil des trois représentants : Cédric, Pascale et Laurence rejoindront sur place Sylvie JEAN qui aura préparé leur mission.
 
NOVEMBRE 2006
 
Mme ANKOURI, une autre adhérente de Passerelles rejoindra ATAR pour s’occuper de l’école d’AZOUGUI   et de DAYA. Il est possible d’imaginer d’apporter des vêtements, de faire le point avec Ghoulam sur l’état de santé des enfants pour effectuer une mission plus médicale au mois de décembre. Lors de cette mission une évaluation sur la création d’une ferme à spiruline sera réalisée sur place par Mme ANKOURI et nous comptons bien sûr, sur Ghoulam pour organiser l’accueil de nos adhérents. L’hébergement se fera à l’auberge d’AZOUGUI, les contacts seront repris avec SAAD. Il sera également possible de continuer la campagne de prévention du sida auprès des familles à cette occasion.
 
 
DECEMBRE 2006
 
14 adultes accompagnés de leurs 14 enfants organisent une mission solidaire pour parrainer les écoles d’AZOUGUI et de DAYA. Lors de cette mission, Monique , une gynécologue viendra sur place pour effectuer les consultations, voire des accouchements et également former l’équipe de la maternité de l’hôpital d’ATAR.
Un chirurgien, Dr Stéphane de MORTILLET, accompagnera également la mission pour faire une évaluation des besoins chirurgicaux pour créer plus tard une mission avec la collaboration de l’hôpital d’ATAR. Pour le parrainage de l’école, chacun des 14 enfants de l’association Passerelles sera responsable d’une action pour que cette rencontre soit un réel échange. Nous porterons vêtements, médicaments, préservatifs et livres.
Cette mission préparera celle du mois de mars.
Rapport de Mission du 28 janvier 2007 au 04 février 2007
Mise en place du Centre de nutrition à Atar, dans le quartier « camp d’Amérique »
Mission effectuée par Muriel GAU-SEGONZAC
 
 
 
Notre association Passerelles a l’autorisation de fonctionner en Mauritanie sous couvert de l’Association Mauritanienne des Donneurs de Sang (AMDS) dont le représentant local est Monsieur Néma Kabach.
Le Directeur des Affaires Financières du Ministère de la Santé (DAF) nous met à disposition un infirmier de l’hôpital d’Atar environ 2 heures par jour pour notre centre.
 
Ø Rencontre avec le Dr Ahmed Salem, Directeur de l’hôpital Régional d’Atar
Nous lui présentons notre projet de centre de nutrition sur le quartier « Camp d’Amérique », et notre besoin de trouver un infirmier. Il nous répond qu’ils ont un problème d’effectif infirmier sur l’hôpital, puis nous propose Goulham, et comme nous savons que celui-ci ne veut pas travailler avec nous, nous dirige vers Sœur Colette pour qu’elle nous mette quelqu’un à disposition.
De plus, il nous informe que depuis sa prise de fonction à l’hôpital d’Atar, le 22 avril 2005, il n’a jamais reçu le moindre colis de médicaments de notre association.
Si nous désirons l’aider, nous devons lui faire savoir par écrit en précisant quels types d’aide et il nous renverra par courrier ses attentes.
 
Puis nous rencontrons le surveillant général, qui nous informe sur certaines difficultés rencontrées : Manque total de chirurgiens et anesthésistes, donc toute personne nécessitant une intervention chirurgicale est envoyée sur Nouakchott.
Manque également de techniciens pour l’entretien des appareils de radio et de laboratoire d’analyses. Ils possèdent depuis 2000 un nouvel appareil de radio, donné neuf, mais auquel il manquait une pièce et qui n’a donc jamais fonctionné. Ils travaillent donc toujours avec l’ancien, tant qu’il fonctionne….
           
 
Ø   Rencontre ensuite avec le Walli (Gouverneur de l’Adrar).
Idem, présentation de notre projet, qu’il approuve et il téléphone devant nous au directeur de l’hôpital pour lui confirmer son consentement.
 
 
  L’après midi, première visite du local trouvé par l’équipe d’Atar :
 
Ce local se compose de deux pièces dont une de 4,05 m sur 3,10 m que nous décidons être la cuisine.
La seconde mesure 6,40 m sur 3,30 m, celle-ci sera destinée aux consultations des enfants pris en charge par le centre.
Elles possèdent toutes deux 4 fenêtres et une porte donnant sur la cour équipée d’un cadenas.
Elles sont propres, le sol est en béton et peut être recouvert d’une natte.
La cour est grande, murée avec une porte munie également d’un cadenas.
Dans la cour, il existe une « bassine » (réservoir d’eau bétonnée avec une ouverture sur le dessus afin de puisée l’eau avec un seau). Cette bassine a été remplie avec une tonne d’eau à laquelle a été ajouté de la javel afin de la rendre « potable ».
Il existe une fosse de deux mètres de profondeur qui pourra être utilisée pour les toilettes, ceux-ci étant à construire.
Il existe également deux trous dans la cour qu’il faudra veiller à boucher afin de ne pas présenter de danger pour les enfants.
                 
  Pour l’équipement des deux pièces.
 
Il faut prévoir pour la cuisine :
-          Une table de travail
-          Une table pour la cuisinière
-          Une cuisinière + une bouteille de gaz + détendeur
-          Une marmite ou deux
-    Deux grandes bassines
-          Quatre seaux
-          Deux seaux avec couvercles
-          Un lave-mains
-          Quatre ustensiles de cuisine
-          Une natte
-          40 bols
 
Pour la salle de soins :
-          Une table et 4 chaises
-          Un matelas avec alèze plastique
-          Une poubelle
-          Une armoire qui ferme (matériel de soins et médicaments)
-          Une bassine
-          Un lave-mains
-          Un pèse-personne
-          Une toise
-          Un cahier de recensement
-          Des fiches cartonnées (dossier de chaque enfant)
-          Un registre de présence et surveillance journalières
 
De plus, il faut prévoir une tente extérieure avec natte au sol pour le réfectoire.
 
  A ma première visite au centre, beaucoup de femmes étaient présentes avec leurs enfants.
Elles attendaient de moi que je fasse des consultations.
Il faut savoir que les infirmiers en Mauritanie font des consultations, ils auscultent, font les diagnostics et prescrivent les médicaments. Ils font également les points de sutures, les plâtres, les ponctions, d’ascite par exemple.
Je me suis sentie donc un peu désemparée, surtout que le Dr Feil ne pouvait rester avec moi, mais il m’a promis de revenir le lendemain à mon secours.
J’ai tout de même reçu les femmes présentes, et grâce à l’aide de Hamadi, employé de l’auberge de Néma, qui m’a servi d’interprète, j’ai pu écouter et donner quelques conseils.
J’ai vu au total 21 familles, noté les noms, et problèmes de chacun et leur ai demandé de revenir le lendemain pour voir le médecin.
Les pathologies rencontrées étaient :
-          conjonctivites majoritairement dus à des problèmes d’hygiènes
-          bronchites
-          diarrhées
-          vers intestinaux
-          avitaminoses
-          anémies
-          hyper tension artérielle
-          mycoses (teigne)
-          bilharziose
 
Lors de ces deux visites, nous avons bien informé les femmes que ce centre ne serait un centre de santé avec consultations et distributions de médicaments, mais un centre de nutrition et que les enfants pris en charge dans le centre seront suivis médicalement par l’infirmier, ce qui n’empêchera pas de les envoyer à l’hôpital si besoin. Les gens ont besoin de soins et voyaient en nous la possibilité de se faire soigner gratuitement et sans se déplacer jusqu’à l’hôpital.
La consultation à l’hôpital est de 300 ouguiyas, ce qui correspond à un peu moins de 1 euro, mais cela reste cher pour certains et beaucoup n’ont pas le courage de se rendre à pied jusqu’à l’hôpital. De plus, il faut également payer les médicaments, même si la pharmacie de l’hôpital pratique des prix inférieurs à ceux des pharmacies privées.
Il existe aussi une PMI, au centre de santé situé dans le même bâtiment que Sœur Colette. La consultation y est de 20 ouguiyas et ce centre possède une pharmacie à prix réduits.
Mais la distance pose encore un problème, une demi-heure à pied.
 
Suite à ces deux journées de consultations et distributions de médicaments, que j’avais apportés de France mais également acheté à la pharmacie de l’hôpital, nous avons annoncé aux femmes que nous reviendrions les jours suivants afin de faire un recensement de la population infantile du quartier et de déterminer quels enfants seraient susceptibles d’être pris en charge par le centre.
 
 
  Visite chez Sœur Colette
Sœur Colette est française et infirmière puéricultrice.
Elle parle le hassania, langue locale proche de l’arabe.
Elle vit depuis 27 ans en Mauritanie, 7 ans à Nouakchott et 20 à Atar, où elle a créé un centre de nutrition pour enfants de 0 à 2 ans.
Ce centre est subventionné par la coopération espagnole qui pour l’instant lui a donné les fonds nécessaires pour 2007, mais ne lui a rien promis pour les années à venir, ce qui l’inquiète beaucoup. Elle aimerait faire embaucher ses deux employées par le gouvernement mauritanien, mais celles-ci ont été formées sur le terrain et n’ont pas de diplôme ce qui risque d’être un obstacle à leur embauche.
 
Le centre prend en charge environ une dizaine de mamans chaque jour qui viennent avec leur enfant souffrant de malnutrition. Elles y apprennent le passage du sein à l’alimentation solide, les mamans ayant tendance à allaiter le plus longtemps possible par facilité, sans se soucier si leur lait est assez riche pour l’enfant. Sœur Colette stimule celles-ci pour qu’elles prennent mieux soin de leurs enfants et ne les laissent pas dormir trop longtemps en oubliant de les nourrir. (Ce qui arrive car certains bébés malnutris vont dormir plus longtemps faute de force).
 
A leur première visite, les enfants sont pesés et mesurés et grâce à un tableau permettant le calcul du rapport poids/taille, on peut savoir si l’enfant est dans la norme ou s’il pèse de 70 à 90% du poids normal par rapport à sa taille. En dessous de 90% il est pris en charge par le centre.
 
Puis, tous les jours, les enfants sont pesés et régulièrement mesurés pour surveiller l’évolution et lorsque l’enfant a atteint 90% de son poids par rapport à sa taille et que la maman a bien intégré les conseils de sœur Colette, celle-ci la laisse repartir.
 
Le centre est ouvert tous les matins du lundi au vendredi. Sœur Colette est assistée de deux femmes qu’elle a formées elle-même et en qui elle a aujourd’hui entière confiance.
 
Les mamans passent la matinée au centre et entre deux repas elles font du crochet avec des sacs plastiques qu’elles ont au préalable découpés en lanières et noués bout à bout. Elles peuvent ainsi confectionner des petits sacs qu’elles vendent ensuite afin de se faire un peu d’argent.
 
L’expérience de Sœur Colette nous a été fort précieuse.
Nous lui avons expliqué notre projet en lui précisant bien que nous avions l’intention d’intervenir auprès d’enfants de deux ans et plus, afin bien-sùr de ne pas faire double emploi, et de lui laisser sa spécificité et que tout enfant du quartier en dessous de deux ans et présentant des problèmes de malnutrition lui serait automatiquement adressé, voir accompagné.
Sœur Colette nous a remis un tableau du rapport poids/taille ainsi qu’une balance électronique que lui avait donné l’Unicef et dont elle n’avait pas besoin.
 
Sœur Colette est d’accord de former notre cuisinière et de mettre une de ses employées à disposition le premier jour d’ouverture de notre centre.
Néné, employée, m’a dit qu’elle s’occupait des sacs afin que Laurence puisse en ramener en France.
 
Sœur Colette m’a confié une liste de médicaments qu’elle aimerait que nous lui apportions. Elle ne veut pas de médicaments périmés comme elle a souvent reçu !!!!!
Je lui ai parlé de l’Extrait Foliaire de Luzerne, qu’elle ne connaissait pas. Tout d’abord, elle a été très réticente, elle ne veut rien de France, (sauf des médicaments !), puis finalement, après explication, elle a été d’accord d’essayer. Elle veut connaître exactement à partir de quel âge et quel poids on peut le donner aux enfants.
 
ð 31 janvier 2007 :
 
Rencontre avec Goulham, infirmier d’état, Sami et ses parents.
Avec Néma, nous nous rendons dans son logement de fonction, face à l’hôpital, où nous rejoignent Sami et ses parents.
Tous les papiers sont près pour son départ prévu le 25/02/07 avec Laurence, il ne manque que le visa que le père doit aller chercher à Nouakchott avec son fils. Ceci doit être fait avant le 25.
 
Sami a été brûlé il y a quelques années, suite à un accident domestique sur le bas du visage, l’oreille gauche, le cou, le torse et les aisselles.
Il a déjà subi plusieurs greffes de peau qui n’ont pas marché et à la suite desquelles, il y a eu formation de brides qui se rétrécissent de plus en plus et rapprochent la tête de l’enfant de son thorax et lui maintiennent la tête baissée en permanence. Sami ne veut plus sortir, ne veut pas se montrer.
Ses parents expliquent qu’il a de plus en plus de mal à respirer. L’intervention qui le libèrera de ses brides devient urgente.
La maman est très inquiète pour son fils et a peur de le voir partir, elle demande combien de temps il restera absent. Je lui dis 4 mois car Olivier devrait le ramener en juin. Elle me scrute du regard, cherchant à se rassurer.
Seul le père parle français. Sami ne dit rien, il me regarde les yeux tournés vers le haut, je lui explique qu’il va prendre un avion et voler dans le ciel, il a déjà vu des avions et semble content bien que lui aussi est terriblement inquiet.
Goulham lui montre mon bracelet et lui dit que grâce à lui, il pourra me reconnaître au milieu de toutes les françaises qu’il verra, alors, Sami tape sur mon poignet pour me rejeter, mais quelque chose passe dans son regard et je suis émue. Cet enfant est terriblement attachant. Ils repartent assez vite. Je garde beaucoup d’émotion de cette première rencontre et suis contente de le revoir dans 3 semaines en France.
 
ð1er et 2 février 2007 :
 
Néma a trouvé un infirmier de l’hôpital d’accord de travailler avec nous. Celui-ci m’explique qu’il travaille en général de 08 h à 14 h, mais qu’il pourra se libérer 3 fois par semaine pour venir au centre pendant deux heures, en fonction de la charge de travail à l’hôpital. Je pense qu’il restera à définir exactement ses horaires en fonction des heures d’ouverture du centre, car les choses sont floues et personne ici n’est d’accord sur ses heures de présence.
 
Nous avons donc procédé au recensement du quartier sur deux jours. Nous étions 4 à cette tâche : Mohamed, l’infirmier, Coulibali, Abdullay, les 2 guides et moi-même.
Nous nous étions munis de la balance, d’un mètre et d’un cahier, d’une table et 4 chaises empruntées à l’auberge.
Nous avons reçu les femmes une à une avec leurs enfants, avons noté les noms, prénoms des enfants, âges, poids et tailles et le pourcentage correspondant trouvé à l’aide du tableau. Ensuite, nous avons essayé de savoir pour chaque femme la composition exacte de son foyer et la nature des revenus par foyer.
Evidemment, nous avons rencontré de nombreux problèmes, car certaines femmes venaient avec les enfants des voisins ou des sœurs, certaines ne voulaient pas dire combien elles avaient d’enfants au total car ça apporte le « mauvais œil ». Et pour d’autres, il était difficile d’identifier exactement le nombre de personnes vivant au foyer et la profession du mari. Ce questionnaire leur a semblé étrange, elles ne sont pas habituées aux enquêtes sociales.
Nous voulions pouvoir avoir une idée de leur degré de pauvreté, et nous n’en avons retiré qu’une idée très approximative et aléatoire.
Le meilleur indice étant le rapport poids/taille pour évaluer si un enfant a besoin d’être pris en charge par le centre. Bien-sûr, reste encore à décider si nous prenons également en charge les enfants de familles très modestes, au moins ponctuellement quand celles-ci rencontrent des difficultés financières passagères comme des problèmes de santé entraînant des frais supplémentaires.
 
 
Résultat du recensement
 
 
Nous avons recensé 38 familles, pesé et mesuré 92 enfants de 6 mois à 14 ans.
 
Nous avons repéré 3 enfants à adresser à Sœur Colette, Abdullay les y a conduit lui-même pour être sùr que les mamans y aillent. A vérifier si elles continuent à y aller d’elles-mêmes.
La moyenne d’âge des enfants est de 4 ans et demi.
Aucun enfant ne souffre de malnutrition sévère, cad avec un indice poids/taille inférieur à 70% du ratio normal.
 
1 enfant de 14 ans a un IMC à 14, ce qui est signe de malnutrition.
24 enfants se situent entre 75 et 85% du ratio normal.
25 enfants ont donc un grand besoin du centre.
14 enfants sont à 90%.
Ce qui fait un total de 39 enfants si on les prend tous.
 

ð 3 février 2007 :
 
Nana, une des femmes du quartier, qui a été désignée responsable, nous présente Aïcha qui sera sa collaboratrice en cuisine.
Néma les présentera lundi 05/02 à Sœur Colette pour qu’elles puissent démarrer leur formation.
Nous leur avons parlé d’une indemnisation, mais le montant est encore à définir exactement.
 
Il est également question d’embaucher un gardien qui dormira au local.
 
 
Bilan général
 
 
Le matériel pour la cuisine a été acheté avant mon départ, il ne reste plus qu’à le transporter sur place.
 
L’équipe d’Atar est très demandeuse pour que nous fassions démarrer le centre le 12 février, à la venue de Laurence.
La cuisine sera équipée, les cuisinières formées, le gardien embauché.
 
Reste encore à :
-          Définir le nombre de repas faits par jour, petit-déjeuner + ou - déjeuner,
-          Définir les heures d’ouverture, à savoir que certains enfants commencent l’école à 8 heures le matin et finissent à midi.
-          Définir les jours d’ouverture, du lundi au vendredi ou du lundi au samedi.
-          Récupérer sur place un diagramme grandeur nature chez sœur Colette ( voir avec Abdullay)
-          Equiper la salle de soins, mobilier, balance mécanique (l’électronique ne fonctionnant plus au-delà de 35 degrés), toise (peut être faite par le menuisier, apporter un mètre ruban) et papeterie.
-          Acheter une tente pour l’extérieur
-          Protéger les trous d’un grillage ou les faire boucher.
-          Construire un WC.
-          Faire les courses pour le premier approvisionnement en vivres,
-          Prévenir les familles dont les enfants auront été sélectionnés.
-          Créer un panneau à mettre à l’extérieur, par exemple :
                    
           LA SANTE SANS FRONTIERES
 
 
 
 
AVRIL  2007
 
Olivier fait passer des photos et également un tableau récapitulatif des comptes par jour du nombre d’enfants nourris.
Confirmation que à l’heure actuelle, plus aucun enfant dans la zone rouge grâce à l’extrait de foliaire de Luzerne (protéines).
 
 
 
 
 
 
2000 euros viennent d’être versés pour leur permettre de passer l’été qui est une période critique en Mauritanie.
Une éducatrice bénévole part pour deux mois au Camp de l’Amérique. Elle a pour mission pédagogique d’occuper les enfants et leurs mères (création de petits objets qui pourront être revendus ici).
 
La cuisine :

Laurence de SOUZA en Mission en février 2007
           
 
Avec bonheur, chaque jour est un progrès, un pas vers l’avenir……..
Un espoir pour chacun…..
 
MAI 2007
 
Confirmation de 160 enfants par jour nourris.
Il fait actuellement plus de 50°, une tente a été montée pour un peu de protection.
 
Pour occuper les mamans de ces enfants : récupération des languettes de cannette afin de confectionner des sacs.
D’où : Opération de récupération des languettes.
 
Son objectif :
 
Un auto-financement du Centre. En effet, les mères des enfants pris en charge auraient ainsi un but occupationnel dans un premier temps, mais surtout de confections d’objets destinés à être revendus en France, ce qui permettrait un apport financier pour le Centre dont elles seraient réellement actrices.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
NOS PROJETS
 
 
1 – Création d’un second Centre de Nutrition : « La Table d’Hamadi ».
 
2 – Avril 2008 : Rally VTT en Mauritanie non loin du Centre afin de mobiliser un grand nombre de personnes sur place, de venir nombreux et transporter par la même occasion du matériel pour le Centre…
 
 
 

 
 
BUDGET   ANNUEL  
 
DU   CENTRE DE NUTRITION
 
 
 
 
 
Coût 10.000 euros comprenant :
 
 
 
 
-          Le loyer du local
-          L’équipement du local entretien, réactualisation…
-          Salaire pour  2 cuisiniers  1 infirmier 1 veilleur de nuit
 
-          Nourriture
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